Utilisée le plus souvent pour les personnes souffrant d’arthrose de la hanche ou de nécrose osseuse, l’arthroplastie totale ou prothèse de hanche, se voit nommée PTH en milieu hospitalier pour Prothèse Totale de la Hanche. Pourquoi totale ? Parce que la prothèse de hanche remplace d’une part la tête du fémur et d’autre part la partie concave du bassin appelé cotyle. La prothèse totale de hanche est l’intervention de choix dans la fracture du col du fémur, courante à partir d’un âge certain. Comme toute opération de chirurgie importante, la pose d’une prothèse de hanche ne doit pas être précipitée et doit être envisagée sereinement en prenant l’avis des spécialistes. L’intervention chirurgicale en elle-même est bien maîtrisée et les prothèses fiables, mais l’anesthésie générale est toujours un facteur de risque à mesurer notamment chez les sujets fragilisés. La rachianesthésie est souvent préférée dans ce type d’intervention. Les précautions d’usage à toute anesthésie générale sont à prendre en compte. La recherche d’infections dentaires ou autres susceptibles de déclencher une infection de la prothèse, est systématique, en raison du risque d’auto transmission vers la zone opérée. Une prothèse de hanche reste un objet étranger dans le corps du patient et peut se voir touchée par une infection dans les jours ou les semaines qui suivent la pose. La gêne articulaire n’ayant pas de conséquences graves sur la santé du patient, l’intervention chirurgicale pour la mise en place d’une prothèse de hanche n’a que rarement un caractère d’urgence. La pose d’une prothèse de la hanche est généralement prescrite suite à une coxarthrose ou arthrose de la hanche et aux maladies rhumatismales mais peut l’être également en cas de nécrose, de séquelles de maladies infantiles ou suite à un accident. C’est souvent l’altération de l’articulation de la hanche qui déclenche les douleurs que chaque malade ressent différemment. Certains se plaignent de douleurs sur le devant du bassin, d’autres sur le côté voire dans le genou; ces douleurs augmentent avec l’âge, la production d’efforts physiques, la montée et descente d’escaliers ou en position assise. Il est important de consulter un médecin dès l’apparition de ces symptômes car une articulation de la hanche défaillante peut entraîner à la longue des douleurs du genou et de la colonne vertébrale par compensation. C’est pourquoi, de nombreux patients ayant été opérés d’une prothèse de hanche ont vu disparaître des douleurs du dos et des genoux qu’ils ne pensaient pas liées à leur problème de hanche.
La prothèse totale de hanche se compose de trois parties. Une tige fémorale le plus souvent en acier inoxydable ou en alliage chrome-cobalt sur laquelle est impactée une tête en métal ou en céramique.En savoir plus sur les éléments de la prothèse de hanche
Il est possible d’avoir une prothèse cimentée dans le fémur et non cimentée dans l’os iliaque. Le ciment employé alors est un polymère acrylique chirurgical qui assure la prise de la prothèse dans l’os en quelques minutes.En savoir plus sur les matériaux de la prothèse de hanche
Il n’est pas toujours nécessaire de procéder à la pose d’une prothèse totale de hanche (PTH). Dans certains cas précis, le praticien peut proposer un ‘resurfaçage’. Le ‘resurfaçage’ consiste à conserver la tête du fémur sain et à la coiffer d’un dôme articulaire métallique.En savoir plus sur les types de prothèses
La chirurgie de pose de prothèse de hanche se base sur plusieurs techniques plus ou moins invasives. Le choix du praticien et de sa technique opératoire est important car il conditionne la récupération post opératoires.En savoir plus sur la chirurgie de la prothèse de hanche
Selon la technique opératoire plus ou moins invasive du praticien, le lever se fait un ou deux jours seulement après la pose d’une prothèse de hanche. Au lever, l’appui complet et la marche doivent être possibles afin de déceler toute gêne éventuelle.En savoir plus sur après la pose de prothèse de hanche